Non pas que nous ayons besoin de remplir notre réfrigérateur
pour le diner, abonnés au restaurant que nous sommes, mais le marché est une
institution en Asie. On en connaît de bien beaux chez nous, mais ils prennent
ici une dimension sociale particulière : ce sont des centres de vie,
quasiment des cités où semblent vivre des familles entières. On n’y flâne pas.
On s’y presse, on s’y bouscule, on s’y restaure, on y passe la journée.
Notre première visite est pour le marché Ben Thanh, proche
de notre guest-house. On y vend de tout ou presque, en gros ou au détail, des
fleurs naturelles aux fleurs artificielles, des fruits aux légumes, des viandes
aux poissons et aux crabes…mais ce marché reste un peu touristique à notre
goût.
Nous poussons le lendemain jusqu’au marché Binh Tay du
quartier chinois de Cholon. Cette fois « c’est du lourd ! » : le
bâtiment massif de type forteresse ne se laisse pas facilement circonscrire. On
se perd dans les étages et les couloirs parallèles, perpendiculaires
(circulaires ? on ne sait plus). Les allées sont encombrées, des coolies
ployant sous leurs charges nous forcent à nous replier dans quelques étals. On
ne nous demande rien, on ne semble pas vouloir nous vendre quoi que ce soit.
Etonnant, non ? Peut-être parce que nous sommes des touristes et qu’ici on
achète en gros. C’est le Rungis local. Nous nous y restaurons de quelques
raviolis vapeurs concoctés par une vénérable dame assise dans une allée sur un
tabouret haut de 10 cm. Nous l’avons presque manquée. Et c’était si bon !
L'entrée impressionnante
du marché Binh Tay
A l'intérieur, une cité...
aux multiples recoins.
Quelle est cette herbe ?
Des fruits confit !
Des bananes ?
Non, des concombres de mer !
Et des hippocampes !
Quel dommage ils sont si rares dans la mer !
Difficile parfois de déterminer
ce qui remplit ces bocaux.
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