mardi 18 septembre 2012

Le Musée des Souvenirs de Guerre


Après avoir traversé la cour emplie de reliques de l’arsenal de guerre américain : chars, hélicoptères, avions de combat, mortiers et obus aux dimensions impressionnantes, nous pénétrons dans ce qui fut à l’époque les bureaux de l’Information Service américain et qui est aujourd’hui consacré au « travail de mémoire ». Sur deux étages, les expositions de photos nous plongent dans l’horreur de la guerre : ces instants figés recèlent bien plus d’émotions que tous les films sur le sujet que l’on a pu voir ! Les salles thématiques se succèdent comme autant de stations d’un chemin de croix.
Première station, la salle des Vérités historiques donne le ton : après un rappel de la constitution américaine qui clame l’égalité des peuples et leur droit à vivre dans la paix, la déclaration d’entrée en guerre des États-Unis est apposée. Suit la démonstration de ce qui fut la « guerre agressive américaine ».
La salle des Victimes de la guerre expose les photos des civils décimés par les bombardements et les tirs d’artillerie, photos inhumaines que nous ne saurons reproduire. Nous y voyons celle, célèbre, de Phan Thi Kim Phuc courant nue pour échapper à son village en flamme.
En regard des photos sont alignées les armes américaines qui ont causé ces plaies irréparables.
La salle des Conséquences de l’Agent Orange, le défoliant employé pour raser la jungle qui abritait si bien le Viet Minh, nous montre des enfants, des femmes, difformes, monstrueux…c’est une vision insoutenable.
La salle consacrée aux Photographes de guerre puise dans les archives américaines pour retracer les parcours de quelque uns de ces témoins de l’histoire. L’équilibre est en partie rétabli au vu des souffrances de ces GI américains, pris sous le feu ennemi. Le soldat pris dans la boue hurle, le médecin tente de réparer, de sauver, l’hélicoptère se crashe, la fatigue et l’absurdité de cette guerre se lisent sur les visages. Bring the boys back home !
C’est à la fin de notre visite, au dernier étage, que nous découvrons notre dernière station, havre de paix, la crèche où les parents peuvent laisser leur enfant à l’abri des horreurs que leur réserve la visite. Dommage !

 Valentine pensive face au massif Chinook.


 La fleur au canon.


 La salle des Vérités historiques.

Je n'y entre pas avec Adèle.

 Un peu de douceur dans ce monde de brutes.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire