A notre arrivée, nous sommes surpris par l’étendue de cette
ville que nous pensions plus concentrée vers le littoral. En fait, elle se
révèle aussi étendue vers l’intérieur que sur la côte. Notre hôtel se trouve
dans la partie touristique car il propose de bonnes prestations à un prix
défiant toute concurrence, d’autant plus que nous sommes hors saison. Ainsi,
nous pourrons profiter d’une petite piscine sur un toit haut perché donnant à
découvrir une jolie vue circulaire sur les montagnes de l’arrière pays.
La plage est conforme à ce que nous en savions : des
barres d’hôtels de toutes sortes aux quelles il faut tourner le dos pour
retrouver le charme d’un soleil couchant sur les îles en face.
C’est seulement sous cet angle que je peux me figurer le Nha
Trang que papa a connu, et retrouver celui qui figure sur les photographies de
l’époque d’Alexandre Yersin.
En effet, bien qu’un peu suranné, le musée consacré à ce
scientifique étonnamment moderne, qui sauva l’humanité de la peste en en
isolant le bacille, reste un arrêt sur image d’une époque où le Vietnam était
encore une terre peu connue des européens.
Quelle évolution, sur le plan médical et touristique, en un
petit siècle ! C’est aussi vertigineux que la hauteur des hôtels qui
bordent la plage aujourd’hui !
Le meilleur souvenir que nous garderons de cette plage sera
une promenade digestive nocturne, où nous nous fondrons dans l’ambiance du soir
quand les vietnamiens viennent se détendre sur le front de mer dès le soleil
couché. Il faut savoir que les vietnamiennes fuient le soleil, au point de
mettre des chaussettes, des gants longs et un masque qui leur couvre
entièrement le visage sous 35° de chaleur afin de conserver leur peau la plus
blanche possible. Elles pâliraient certainement d’envie devant la burka. Les
diktats de la beauté sont aussi contraignants que ceux de la religion…
Adèle, toute nue car elle s’est fait prendre par une vague
qui a détrempé ses vêtements, se sent si libre de ses mouvements, qu’elle se
livre à des contorsions dignes du Viet vo dao (art martial d’ici) et nous fait
nous tordre de rire ainsi que tous les
promeneurs que nous croisons.
Nous avons ensuite la chance d’être invités à dîner par
Ibrahim, un ami de mon oncle Christian. Il nous reçoit avec un curry de poisson
car il est de double culture indienne et vietnamienne et nous fait goûter les
desserts si particuliers d’ici : purée de haricots rouges sucrés et
tapioca, par exemple. Cela ne ressemble à aucun des desserts que nous connaissons
mais les filles se régalent.
C’est sur son conseil que j’emmène Valentine et Marie aux
bains de boue le lendemain...et que nous tombons sur un filou de chauffeur qui
prend la route du Spa tout neuf au lieu
de l’ancien. Il est trop tard pour rebrousser chemin quand je m’en
aperçois. Je suis furieuse ! Mais ce sera un mal pour un bien…l’endroit
est superbe et nous sommes contraintes et forcées de profiter de ce luxe !
Pour couronner le tout, j’ai pu concrétiser le « bon
pour », offert à mon anniversaire. Valentine, Marie et Stéphane ont eu la
bonne idée de me faire la surprise d’un massage. Quelque peu tendue encore au
début, je finis par m’abandonner aux mains vigoureuses et expertes d’une toute
petite vietnamienne. J’en ressors avec des parties de mon corps que j’avais
oubliées, soudain ressuscitées. Quel beau cadeau, merci !
La piscine de l'hôtel avec vue sur les montagnes.
Quelques jeux d'eau sur la plage de Nha Trang...
Oh ! des Hippos !
Enfin propres !
Un peu de culture (enfin) au musée Yersin.
Le bureau du célèbre médecin, bactériologiste,
découvreur (entre autres) du bacille de la peste (et c'est pas rien!).
Un homme à la pointe de la technologie de son temps
qui a su équiper l'institut Pasteur de Nha Trang des dernières inventions.
Liste non exhaustive de ses acquisitions.
Un billet d'avion d'un autre temps...
...pour 12 passagers privilégiés.
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