samedi 1 septembre 2012

Gestion des affaires courantes

Le réveil est difficile vers 11heures après cette nuit chaotique.

Comme il n'y a pas de programme de visite prévu car nous devons obtenir des visas pour le Vietnam, Valentine et Marie se mettent au travail sur les ordinateurs de l’hôtel. Et oui, l'école a repris, et malgré notre itinérance, il faudra bien caser des moments d'étude.


Adèle récupérant encore de sa mauvaise nuit et de son décalage horaire, Steph et moi nous mettons en quête d'un service de blanchisserie que nous trouvons presque par hasard dans une cantine. Au retour, nous nous laissons tenter par de jolies tranches de pastèque sur un étal si propre que je suis sûre que les filles en profiteront sans conséquence néfaste sur leur estomac. En fait, KL est vraiment une ville saine, l'eau du robinet y est même potable même si nous ne nous y risquons pas.

La pastèque est délicieuse et offre aux filles une pause dans leur labeur. Pas toujours facile de rester concentrées, surtout lorsqu'on ne retrouve pas la règle et l'équerre indispensable en math!
Nous repartons en quête d'une agence de voyage où Steph espère trouver un package visa+billet pour le Vietnam. Que nenni, il nous faudra en passer par l'ambassade. Le Vietnam se montre à la fois accro à la bureaucratie soviétique et intéressé par ce que les touristes peuvent apporter financièrement au pays.

Je pars donc pour l'ambassade tandis que Steph s'occupe de trouver à déjeuner pour tout ce petit monde.
A l'ambassade, je prends un temps fou pour renseigner les questionnaires et j'ai l'heureuse idée (vous verrez pourquoi...) d'y noter le numéro de notre hôtel.
Je rends ma copie une demie heure avant la fermeture et là, la charmante fonctionnaire me réclame 1000 MR (ringgit) en liquide. De ringgit, je n'ai pas suffisamment, je lui propose donc des euros et une carte de crédit. Elle me répond dollars, évidemment. J'aurais dû anticiper le coup mais tout s'est fait un peu dans l'urgence. Elle me suggère alors de me diriger vers un hôtel qui fait du change mais à la sortie, je ne le trouve pas. Sans me décourager, je demande en chemin où faire du change et l'on m'oriente vers un nouveau centre commercial (mais enfin, combien y en a-t-il donc dans cette ville???) soi-disant tout près, en fait perdu derrières des tours inaccessible.
Quand j'y arrive en sueur, je m'aperçois que l'ambassade a déjà fermé. Je suis prise de vertige dans cet immense temple de le consommation qui ne résoudra pas mes problèmes. En plus, le passeports sont encore là-bas. Que faire? Calmos, calmos! J'essaye de joindre l'ambassade mais je tombe sur des boîtes automatiques. Je décide alors de faire du change...et de me payer un sandwich! Je rentre en taxi à l'hôtel où Steph commence à s'inquiéter et lui fait part de ma déconvenue. Tant pis, je retournerai à l'ambassade demain.

Sauf que...

La très remarquable hôtesse de l'ambassade appelle l'hôtel et me fait demander. Elle m'attend depuis déjà une demie heure et elle s'inquiète. SES BUREAUX SONT FERMES DEMAIN ET JUSQU'A LUNDI CAR C'EST LA FÊTE NATIONALE. Elle me propose de venir au plus vite...et fera rouvrir l'ambassade pour que je puisse payer mes visas et récupérer  mes passeports.
Sacrée leçon pour moi qui pestais contre le Vietnam: cette jeune femme a raccourci son week-end de 2 heures pour me tirer une épine du pied. MERCI!

Je suis depuis persuadée que le Vietnam se mérite car les péripéties vont continuer demain...
Nous nous retrouvons enfin tous les 5 pour l'ascension des Petronas, prévue pour 19 heures. Ce sera la réalisation d'un rêve pour Steph.

Impressionnant en effet, à cette hauteur, la tour Eiffel est hors compétition. Il est amusant de noter que leur construction s'est achevée l'année de la naissance de Valentine...et juste avant la crise asiatique qui a pas mal fait bouger les choses ici, mais nous en reparlerons.
Nous finissons notre journée dans un restaurant japonais, où Valentine se risquera une fois de plus au piment et où Adèle aura des mini sushis spécialement roulés pour elle par le chef.

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