jeudi 6 septembre 2012

Into the wild


Après une nuit ininterrompue (enfin Adèle est calée !), nous nous levons tôt en direction du parc (Taman en malaisien) Negara. Nous avons réservé notre voyage auprès d’une agence chinoise qui s’avère incroyablement efficace et professionnelle. Elle nous organisera d’ailleurs toute la suite du voyage en Malaisie, ce qui économise à la fois notre énergie et nos sous car leurs prix sont aussi très compétitifs. Ils sont forts ces chinois !
Notre petit déjeuner sera composé de délicieux raviolis puisque nous partons de Chinatown.




Nous faisons 3 heures de bus et nous retrouvons dans un bateau pour 3 heures encore et là, le paysage est époustouflant ! Imaginez les paysages du film Mission, Aguirre ou la colère de Dieu, ou encore Le pont de la Rivière Kwaï et vous y êtes. Nous sommes au cœur de la forêt équatoriale qui nous impressionne par sa majesté et la taille de ses arbres.
Nous avons la chance de nous retrouver en famille dans un dortoir du meilleur hôtel à l‘orée du parc et sommes plongés dans les bruits de la jungle : oiseaux, gibbons, crickets…Tout bruisse et foisonne autour de nous. Dans le jardin de notre hôtel, nous croisons des daims, des macaques et des cochons. Les filles sont ravies.


 Nous dînons au bord de la rivière couleur ocre qui fait ressortir encore plus vivement le vert profond de la forêt. Ensuite, nous rejoignons un guide qui nous emmène pour une marche nocturne. Je vous rassure, le chemin est bien balisé par un plancher réservé aux touristes…La ballade à pas feutrés et à voix basse nous permet surtout de découvrir des insectes qui sortent la nuit : blatte, araignée, scorpion, phasme etc. Valentine et Marie talonnent le guide pour être sûres de ne rien manquer, tandis qu’Adèle  éclaire le chemin avec beaucoup de sérieux. C’est une belle expérience même si nous n’avons pas croisé le tigre de Malaisie dont il ne plus que 200 spécimens dans ce parc.
Une blatte

Un phasme

De haut!

Un oiseau qui dort niché dans un arbre.

Le lendemain, nous parcourons la canopée sur des ponts de singes à 40 mètres de hauteur. Encore un sacré spectacle où nous mesurons l’exceptionnelle vigueur de cette forêt. Une dame souffrant sans doute de vertige se met à pousser des cris et Adèle nous fait bien rire en demandant :  « Elle est où la dame singe ? ».
Ce que nous ne savions pas, c’est que l’excursion comprenait l’ascension assez sportive d’une montagne pour y avoir une vue sur le parc. Pas facile avec Adèle sur le dos et sous une chaleur aussi moite mais Stéphane se surpasse et accomplit l’exploit. Valentine et Marie marchent courageusement elles aussi. Le reste du groupe est assez admiratif et notamment un couple de portugais très sympas avec qui nous dînerons le soir.
1,2...

3...

4...

...5 grains de riz dans la canopée!



Je garde Adèle pour la sieste tandis que Stéphane emmène les grandes visiter un village d’aborigènes. Au départ, nous ne voulions pas faire cette visite car l’idée de déranger ces peuples avec des hordes de touristes nous déplait beaucoup. Mais la descente de rapide que nous avions prévue au début est annulée et nous n’avons plus que cette option de possible.
En fait, le guide leur décrit  les mœurs de ces tribus. Quand un des leurs est mort, ils l’emmènent au plus profond de la forêt et le hissent dans la canopée pour que leur âme puisse s’élever et que leur corps ne soit pas en proie à ce qui fourmille en bas. Un aborigène leur montre comment fabriquer des flèches pour leurs sarbacanes. Ils sont vraiment très ingénieux et adroits et arrivent ainsi à atteindre des animaux à 40 mètres de hauteur.



  

1 commentaire:

  1. en un mot "MaGnIfIqUe"
    merci encore pour ce Blog Magique qui transporte les lecteurs.
    biz @tous

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