dimanche 25 novembre 2012

Angkor Thom



Nous dédions notre première journée à la visite du site d’Angkor Thom, la dernière cité de l'empire Khmer, ceinte d'une muraille haute de 8 m et longue de 12 km où subsistent de remarquables édifices. Le Bayon, un temple-montagne aux 5 tours en forme de lotus, aux visages de pierres impassibles, symbolise le mont Méru de la cosmologie hindoue. Ses murs sont ornés de bas-reliefs qui racontent l’histoire troublée de l’empire, de ses luttes avec les voisins Cham. Leur réalisme et leur précision sont surprenants. On pénètre progressivement dans le temple, en en franchissant les enceintes successives, en en gravissant les escaliers successifs. On s’élève vers le cœur du mystère, on découvre la jungle environnante, on distingue les temples voisins. Petit à petit on prend conscience de tout ce qui fût autour : les palais, les temples, les bibliothèques, les rues, les maisons. Sur des hectares alentours, les blocs de pierres sculptées jonchent le sol, attendant de retrouver un jour leur place initiale. Il s’agit sans doute du plus grand puzzle de l’humanité !
Nous profitons des explications éclairées d’un guide francophone, grappillant quelques informations historiques et techniques, mais Le Bayon reste au-delà des mots.
Nous gagnons le Baphuon, autre temple-montagne, voisin du Bayon, en empruntant la longue chaussée de pierre surélevée qui y mène. De part et d’autres, encore des champs de blocs de grès ouvragés. Arrivés à son pied, nous sommes écrasés par l’imposante structure pyramidale, haute de plus de 60m. Nous en gravissons les paliers jusqu’à son sommet. Ici, peu de bas-reliefs, mais l’effet est tout aussi saisissant. La façade ouest s’appuie sur ce qui reste d’un gigantesque Bouddha couché, de 60m de long.
Nous quittons ce deuxième temple, passons à l’ombre des fromagers géants, dévoreurs de murs, pour atteindre le site du Phimeanakas, le palais royal, dont il ne reste rien si ce n’est des fondations, une enceinte et une esplanade d’entrée aux proportions gigantesques. Ses terrasses s’appuient sur des éléphants de pierre encore vaillants malgré leur âge. A son extrémité nord, la terrasse du roi-lépreux domine l’esplanade : elle était destinée à la crémation du roi.
A l’est, les reliefs de temples-tours nous font face et derrière, dans la jungle, entourés de pièces d’eau, dorment encore des temples.
Angkor Thom n’a pas fini de nous livrer ses secrets, mais stupéfaits nous rentrons.

La porte d'Angkor Thom...

...est gardée par d'abominables monstres.
 
Le Bayon...

et ses visages mystérieux.

La danse de l'apsara...

et autres bas-reliefs...



Devant le Baphuon.

Le Baphuon aujourd'hui...

et hier.
 



Le temple du Phimeanakas.


La terrasse des éléphants.

La terrasse du roi lépreux.

Temples dans la jungle... 



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