C’est sous les rayons du soleil levant que se découvre Angkor
Vat ; l’information semblait exclusive, mais quelqu’un a du parler, car à
notre arrivée à 5h du matin, dans le noir, ce sont des milliers de touristes
qui nous attendent. Surprise !
Tous nous retenons notre souffle au pied des étangs, fourbissant
nos appareils photos. Lentement le jour se fait et Angkor surgit du noir. Les
tours en ogives se découpent peu à peu et les premiers rayons viennent se
réfléchir dans les pièces d’eau couvertes de nénuphars. L’instant est mythique.
Cette vision symbolise à elle seule Angkor et tous les temples de
l’humanité avec.
Précédant la foule, dans un silence feutré, nous pénétrons le
temple. En élevant Angkor Vat à la gloire de Vishnu, Jayavarman VII préparait
en fait son mausolée, dont toute la symbolique lui promettait l’éternité. Sur
des centaines de mètres, les bas-reliefs racontent le Mahabbaratah ; dieux
et démons s’y affrontent, s’y unissent dans « le barratage de la mer de
lait » mythe fondateur hindoue, censé produire la « liqueur
d’éternité ». Les asuras combattent des armées de singes, Vishnu, porté
par Garuda, brandit des dizaines d’épées. Et toujours les Apsaras
dansent !
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