A sa guesthouse de Pakse, M. Vong nous accueille
sur un ton jovial dans un français parfait. Très professionnel, il est aussitôt
capable de nous renseigner sur la région. Son affaire touristique marche bien
car il se montre compétant et surtout très présent auprès de son équipe de
Katus à laquelle il ne cesse de prodiguer des conseils. Intrigués par son
excellent français, nous cherchons à en savoir plus lorsqu’il nous entraîne
dans un dîner au 7ème étage d’un hôtel qui domine la ville. Voici
son histoire surprenante :
M. Vong, fils aîné de 10 enfants est envoyé en France chez
sa tante à l’âge de 11 ans. Son père est un cadre du parti communiste Lao, ce
qui finit par créer un climat suspicieux autour de lui. On le renvoie donc 2
ans plus tard dans son pays.
M. Vong aura alors la
chance de pouvoir traverser toute l’Europe de l’Est sans passeport, et
entièrement « sponsorisé » par le parti, c'est-à-dire sans débourser
un sou. Il finira par s’établir en Pologne au cours de sa jeunesse.
En fait, son père est un fervent défenseur du communisme, ayant
combattu aux côté d’Ho Chi Min au Viêt-Nam. M. Vong raconte, que même
aujourd’hui vieillissant, il refuse quelque privilège que ce soit et continue
de vivre avec la vieille voiture et le bout de terrain donnés par le parti. M.
Vong, au contraire s’adapte très bien à l’économie de marché dont il a
parfaitement compris le fonctionnement !
Stéphane et moi, qui depuis le début du voyage nous
lamentons sur les dégâts causés par l’idéologie communiste, sommes un peu
ébranlés d’en découvrir quelques bons côtés…sans pour autant retourner notre
veste.
| Défilé de mode ethnique de M. Vong. Le pantalon est de trop... |
| ...et seul l'avant peut être exposé à tous les regards! |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire