Soutirer le plus d’argent possible aux touristes est un peu
le sport national. Bien sûr, la négociation et le marchandage font partie des
coutumes locales et nous y sommes désormais aguerris. C’est d’ailleurs souvent
l’occasion d’échanges pleins d’humour avec les Vietnamiens. Mais, depuis notre
arrivée dans le Nord cela devient carrément un jeu de stratégie où il faut sans
cesse déjouer les pièges tendus par l’adversaire. Nous avançons en terrain
miné.
Un chauffeur de taxi qui nous prend à la sortie d’un
restaurant a trafiqué son compteur qui tourne 4 fois plus vite que d’habitude.
Aussitôt que je m’en aperçois, je lui signale en langue des signes. Il fait mine
de ne pas comprendre et nous montre que nous sommes bientôt arrivés. A ce prix
là, cela aurait été la moindre des choses mais comme c’est loin d’être le cas,
nous descendons au premier feu rouge venu.
En baie d’Along, c’est le pompon !
Nous prenons des kayaks, déjà à prix d’or, pour explorer les
îlots. Le guide nous prévient qu’il faut payer pour avoir le droit de passer
sous les arches et que si nous sommes
pris à le faire sans avoir payé, ils nous sera facturé le triple. En fait, il
ne s’agit de rien d’officiel, mais d’un moyen supplémentaire pour les familles
vivant là de faire casquer les touristes. Nous passons sous une des arches
cachées mais évitons l’autre qui est exposée aux regards. A notre retour on
essayera de nous faire croire qu’on nous a vu passer l’arche. Toutefois, faute
de preuves, nous repartirons sans mettre la main au porte feuille.
Arrivés à l’embarcadère sur l’île de Cat Ba, notre guide
veut nous faire croire que le transfert en bus jusqu’en ville n’est pas
compris. Une fois de plus, nous déjouons l’arnaque en lui proposant simplement
d’appeler notre hôtel pour vérifier. Après avoir soi-disant téléphoné (nous n’y
croyons pas un instant), il concède que ce transport est inclus dans le
forfait.
Nous n’en sommes tout de même pas à compter nos grains de
riz dans nos bols !
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